La déforestation, problème majeur qui détruit la faune et la flore des forêts est en passe d’être résolu. Une solution existe enfin pour réparer les dégâts causés sur ces forêts, la reforestation.
La déforestation passée de la Thaïlande
Aujourd’hui, c’est vers la Thaïlande qu’il faut se tourner pour s’apercevoir que des solutions existent pour lutter contre cette déforestation. Mais avant de parler des solutions à mettre en place, retour sur le passé douloureux des forêts thaïlandaises.
Le principal facteur de la déforestation reste le commerce du bois, et notamment du teck. Tout a commencé au XIXème siècle quand l’Empire Britannique s’est mit à exploiter ces forêts, suivie par le France et le Danemark. En 1889, 43 000 tonnes étaient produites en un an, ce qui a eu pour effet la création en 1896 du Royal Forest Department dont la mission principale était de réguler les coupes. Ce n’est qu’en 1960 que le RFD prendra réellement le contrôle des forêts thaïlandaises. Fin 1970 le taux de déforestation atteignait 6% et les villageois se révoltaient contre ces industriels qui leur coupait l’herbe, et les arbres, sous le pied.
Mais c’est une catastrophe naturelle qui mettra fin au commerce du bois en novembre 1988, quand la pire inondation de l’histoire de la Thaïlande fit 370 tués et 120 millions de dollars de dommages. S’en suit la fermeture, inévitable, des exploitations forestières thaïlandaises qui eu pour conséquence de déplacer la menace vers les pays frontaliers, qui dès les années 90 deviennent les pays avec le plus haut taux de déforestation au monde, à savoir le Myanmar ou le Cambodge.
La biodiversité Thaïlandaise disparait
L’une des principales conséquences de la déforestation est la disparition d’espèces animales, dont la biche de Schomburgk aujourd’hui disparue, de même que les sous espèces de la biche d’Eld amenées à disparaître elles aussi. Les rhinocéros de Java et de Sumatra, ainsi que le kouprey ont eux aussi disparus de la Thaïlande. Les buffles d’eau, le banteng et le gaur (bétail sauvage), et les éléphants d’Asie en sont réduits à vivre en petit comité, leurs effectifs se diminuant de plus en plus… Cependant, avec 9% de la biodiversité mondiale concentrée en Thaïlande, c’est 15 000 espèces qui peuvent être encore sauvées.
Ces 15 000 espèces restantes ont amenés les thaïlandais à créer des parcs nationaux afin de protéger la vie animale fortement menacée. C’est près d’une centaine de parcs terrestres et une vingtaine de parcs maritimes couvrant 1/10 du territoire qui existent aujourd’hui. La cinquantaine de sanctuaires créés en 1960 pour préserver « l’habitat de la faune sauvage, afin de donner aux animaux la possibilité de se reproduire et de se multiplier dans leur environnement naturel » protègent les espèces les plus importantes. Toutes ces actions ont portées à 18% la zone du territoire protégé, l’un des plus haut taux au monde.
Mais c’est grâce aux écologistes que le gouvernement prit réellement conscience de l’importance de la protection de l’environnement quand ceux-ci réussissent à faire annuler un projet gouvernemental consistant à installer un barrage dans le sanctuaire de faune sauvage de Tung Yai.
Ce barrage aurait détruit l’habitat de la faune locale et perturbé les routes migratoires des éléphants. Ce succès, suivi par quelques autres de la part des groupements écologistes, n’empêcha pas le tourisme de s’étendre dans les parcs nationaux. Pareillement, des zones protégées furent victimes de coupes sauvages transformant celles-ci en champs de souches et d’herbes.
La biodiversité étant menacée par ces terrains inutilisés et inutilisables, la question est : comment réussir malgré de nombreux échecs ?
La réponse à cette question est principalement la reforestation, pratique qui consiste à replanter des arbres dans les zones sinistrées. Ainsi, des tentatives de reforestations ont été menées, dont la première consistait a planter des pins et des eucalyptus, tandis qu’au Sud de la Thaïlande des plantations d’hévéas et de palmiers à huile voyaient le jour. Un tiers du couvert forestier de la Thaïlande sera planté avec un seul type d’arbre, occultant les dizaines d’espèces qui constituent une forêt naturelle. De même, ces plantations inadaptées aux besoins des habitants provoqueront des conflits dont l’inévitable issue sera la destruction par le feu. Une fois de plus, les écologistes au secours des réserves forestières, réussiront à y interdire les plantations commerciales n’offrant pas suffisamment de diversité d’habitats naturels, et de produits nécessaires à la survie des habitants.
La reforestation apparait dont comme devant obligatoirement être maitrisée et controlée sous peine de n’être utiles qu’aux compagnies qui plantent pour leurs uniques besoins. La réaction du gouvernement se produit en 1994 quand un objectif de 8000 km carré de reforestation est fixé, comprenant plus d’une centaines d’espèces locales. Malgré cet élan de reforestation portée par le gouvernement, personne ne savait comment faire cohabiter des centaines de variétés d’arbres différentes ayant des besoins spécifiques à chacun.
C’est pourquoi le Forest Restoration Research Unit voit le jour en 1994 avec pour objectif la compréhension des conditions favorables à la création d’écosystèmes forestiers. Objectif rempli puisqu’un système efficace de restauration des forêts a vu le jour. En effet, grâce à certaines espèces plantées, la forêt se régénère naturellement et la faune sauvage peut de nouveau retrouver ses quartiers. Avec cette technique, chaque espèce d’arbre plantée fait naître deux arbres supplémentaires et deux fois plus d’oiseaux apparaissent.
Il semblerait donc qu’une solution efficace ait été trouvée, il ne reste plus qu’à la mettre en place avant qu’il ne soit trop tard…







3 commentaires
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tunimaal
24 janvier 2012 à 17 h 39 min (UTC 2) Lier vers ce commentaire
J’espère que cela portera bien ses fruits. En tout cas ça fait plaisir de lire des articles positifs de temps à autres parce qu’en général les gens ne parlent que de la déforestation
tunimaal Articles récents..Cosplay Interview: Coh the newbie cosplayer – August 21st 2011
Piotr
24 janvier 2012 à 20 h 06 min (UTC 2) Lier vers ce commentaire
Un peu d’optimisme ne fait pas de mal

Comme tu le dis si bien, on a besoin d’articles positifs !
Piotr Articles récents..Voyage dans la Thaïlande des années 80′s
jm.rober
27 janvier 2012 à 22 h 24 min (UTC 2) Lier vers ce commentaire
bonsoir Alexis,
merçi de ton passage. Je viens de lire ce bel article sur la reforestation en territoire thaïllandais . Il prouve que le bon sens est néccessaire et que faire du commerce n’est pas toujours l’idéale pour l’ensemble de la planéte et la nature ‘on détruit tout ‘
@+
jm.rober
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La reforestation comme solution à la déforestation | Explorations de terres inconnues | Scoop.it
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